Equateur

A Cotacachi, au nord de l’équateur, les indigènes célèbrent l’ Inti Raymi. Ils fêtent le soleil, pour que les futures récoltes soient bonnes. Les photos sont celles de la prise de la place. Chapeau de sorcière, t-shirt de hard rock, pantalons à poils, fouets…Par groupe d’une cinquantaine, entraînés par des musiciens qui se relaient, les hommes « zapatian », piétinent en rythme, en sifflant, criant le nom de leur village, tournent en cercle un moment, puis changent de coin de place.
Les femmes restent en retrait, gracieuses dans leurs chemises brodées. Patientes, certaines soutiennent un compagnon trop ivre…
La police est là pour encadrer, mais on sent que tous attendent la « pellea », le moment où cela va dégénérer. L’événement sert aussi à régler les frictions de l’année.
« Hay que tomar hasta no ver. Hay que volver a tomar hasta volver a ver. »
« Il faut boire jusqu’à ne plus voir. Il faut reboire jusqu’à se remettre à voir. » »Un bueno Inti Raymi es cuando hay muertes. »
« Un bon Inti Raymi, c’est quand il y a des morts. »