La Chorrera





(pas au US, mais au coeur de l’Amazonie colombienne, d’ailleurs il y a plusieurs San Francisco en Colombie ) Il paraît qu’il y a aussi un Milan où les gens sont très bavards, et un Paris où les gens sont très pédants. Dans la Maloka, ( vaste construction sans clou ni vis qui sert à la fois d’infirmerie, de cuisine, de lieu de réunion, logement pour le cacique…), les femmes font à manger ou préparent la « pintura » (liquide bleu qui apaise les piqûres de moustiques). Un sorte de ring fait office de parc à bébé, les hommes transforment les feuilles de coca en Mambé (séchage, pilonnage, passage au tamis). Une fois sous forme de poudre, les hommes en prennent une cuillère qu’il laisse dans la bouche, ce qui stimule la parole. »Toutes ces activités se déroulent au son du « Proclameur ». C’est un appareil de haute technologie qui crache la bible en langue Huitoto si on veut bien lui asséner vingt minutes de manivelle ou le laisser huit heures au soleil. Le récit de l’apocalypse est renforcé par de la musique terrifiante. Tous les habitants le la maloka le connaissent par coeur et le récitent…(Ici, il n’ a pas d’électricité. Avec nos batteries déchargées nous sommes un peu jaloux du proclameur…)