La Pelazon

A San francisco ( pas au US, mais au coeur de l’Amazonie colombienne, il paraît qu’il y a aussi un Milan où les gens sont très bavards, et un Paris où les gens sont très pédants ).La fête de la Pelazon se prépare. Les hommes reviennent de la chasse, déjà ivres. D’autres préparent les costumes. Ils extraient la matière en tapant sur un tronc d’arbre, jusqu’à ce qu’une couche s’en détache, aussi souple que du tissu. Puis ils la décorent, avec des peintures naturelles ou avec l’ammoniaque de vieilles piles Varta.
Dans la Maloka toute neuve, les gens commencent à boire, à tourner en rond en tapant sur de petits tambours en tenant une grande palme.Au fond de la Maloka, il y a un espace où sont cachées trois jeunes filles. Là, des femmes plus agées les maquillent. Dehors, il y a une cachette faite de grandes palmes où sont dissimulés deux musiciens. L’ un joue d’une sorte de flûte au son étrange, qui ressemble au chant d’un oiseau, l’autre souffle dans une énorme corne dont l’extrémité sort dans la Maloka, où se trouvent les jeunes filles. Le son grave emplit l’espace.Des jeunes en costume de Miko (singe) et le phallus généreux ( fabriqué avec un bois qui a exactement la même forme…) envahissent la Maloka, sautillent, provoquent l’assistance.Un miko commence à détruire la structure du fond. Les filles sortent les yeux fermés. Bras dessus bras dessous avec les mikos, en ligne, elles avancent, reculent, avancent, reculent…Les trois jeunes filles se font couper les cheveux (à l’origine, il fallait arracher les cheveux…) Puis, les jeunes filles sont conduites jusqu’à la rivière. Elle se baignent.Quand elles ressortent, ce sont des femmes…